Page mise à jour le 27/08/04.
Cette pièce est située à l'étage, sur plancher très incurvé, ce qui nécessitera une dalle, en chanvre naturellement. Un parquet sur lambourdes complètera le tout.
Eté 2002 :
Des ouvertures ont été pratiquées au début de l'acquisition, travaux réalisés en "traditionnel" par un artisan et dont je ne suis pas satisfait, mais c'est ainsi, on vit avec...
Le premier travail a consisté (été 2001) en la réalisation d'un système de cloisons chanvre sur ossature bois, pour délimiter l'espace : couloir, WC et chambre.
Eté 2002 : en attendant d'attaquer la dalle, et après avoir refait la maçonnerie de l'ancienne porte de communication, j'ai commencé de dégommer les joints de chaux hydraulique artificielle du mur pignon :
Eté 2002 : chantier de la dalle de chanvre, en prévision de la pose d'un plancher sur lambourdes.
Hiver-printemps 2003 : redressement des quelques lambourdes qui se sont vrillées en certains endroits...
La première lambourde dépasse d'un cm!...
En fait, elle est à la bonne "altitude", ce sont ses voisines qui
sont trop basses...
Ca ne sera donc pas parfait, loin de là!
Rectification de la première lambourde : je l'ai descellée, et ai
raclé
la dalle de chanvre.
Printemps 2003 : remplacement de ce vilain linteau en béton armé par un linteau en chêne!...
Après une heure passée dessus, avec un bon burin, le verdict tombe : cela s'avère impossible avec des moyens conventionnels.
J'ai ensuite essayé un bon brise-béton, avec un burin bien affûté, mais même avec cela, l'entreprise s'avère vraiment difficile, car on travaille par en dessous. Il aurait fallu l'attaquer par dessus, et donc démonter le plancher, ce qui est hors de question, car c'est une chambre que nous utilisons!
Attention donc aux candidats à la
restauration/rénovation :
utiliser le béton à bon escient et avec parcimonie!
En l'occurrence, à l'époque, si j'avais su! j'aurais dû
directement
demander la pose d'un linteau bois,
cela ne m'aurait pas coûté beaucoup plus cher!
Ce qui a été fait là est en réalité irréversible.
Il faut penser aux générations futures, qui nous béniront face aux co...ies que nous aurons pu accumuler!!!
Basta! Je vais donc me contenter de le
piqueter pour faire en sorte
que l'enduit adhère.
Hors de question de plaquer du bois, pour faire comme si!...
Solution adoptée : une planche épaisse (5 cm) en chêne pour habiller par en dessous, une sorte de sous-linteau, car sinon, l'application d'un enduit risque d'être difficile. Vu le poids, il faut aménager l'espace pour qu'elle tienne en place, c'est-à-dire tailler deux rainures latérales dans la maçonnerie :
Ce sous-linteau étant assez lourd, j'ai fabriqué un gabarit en contre-plaqué, de la même dimension initiale que la pièce de chêne, en le travaillant jusqu'à ce qu'il rentre dans le logement. A présent, il reste donc à usiner la pièce de chêne à l'identique, sauf qu'il va falloir attendre qu'elle sèche, car le bois livré chez les grossistes n'est pas du tout sec, et les rainures pratiquées ne sont pas bien larges! Le risque n'est donc pas nul de se recevoir un jour la pièce de bois sur la figure!...
Mai 2004 : pose de cette pièce de bois (qui a eu le temps de sécher!...), après avoir dégommé 2 cm de ce fichu linteau en béton...

Ca a quand même une autre allure à présent!
Par ailleurs, j'ai décidé d'intégrer cette gaine
électrique
(qui alimente un projecteur extérieur). Erreur commise lors de son
installation, c'est de n'avoir laissé qu'un jeu insignifiant, ce qui
oblige...
à tailler dans la pierre! irréversible là encore...
Le principe est très simple : passer entre les moellons, en creusant
les
joints.
Où l'on voit que j'ai dû tailler à la meuleuse une belle rainure de
section légèrement trapézoïdale, pour "enclipser" la gaine à
l'intérieur.
(faites ce que je dis, mais surtout, ne dites pas ce que je fais!...)
Ici, c'est les derniers vestiges d'un jambage d'une petite fenêtre, ouverte vers les années 1950.
On continue dans l'élec, en prévision des enduits : scellement des prises de courant, au ciment prompt* :
La canne de bambou sert bien sûr à plaquer la boîte contre le mur, le
temps de la prise du mortier.
* Le ciment prompt est un des rares ciments à être naturel!...
Juillet 2003 : je m'attaque enfin aux enduits!...
Juillet 2004 : retour sur le mur dont il est question dans cette page.

Ici, je rattrape un ébrasement beaucoup trop large, qu'il serait
impossible
de combler avec un enduit quelconque, sauf si banché (= coffré), mais
c'est
plus difficile à mettre en oeuvre.
L'angle de l'ébrasement a été mesuré au solstice d'été, de façon à
offrir le plus large
éclairement solaire possible...
Des briquettes alvéolées font l'affaire, il faut prévoir qu'une rentre
dans
le mur de temps à autre, afin que l'édifice soit stable (il faut donc
creuser
le mur!)
La rainure visible en bas servira à accueillir une tablette de bois.
Le mortier est mon mortier hybride, sable, chanvre et chaux aérienne,
richement
dosé. Les briquettes ont été préalablement saturées d'eau.

Voici une vue globale de l'opération en cours.
Entre temps, une nouvelle tablette de chêne a été
achetée, et découpée de façon adéquate. 2 faces rabotées, les 2 autres
non, en prévision de la fixation.
Pour la fixer de façon stable, j'ai utilisé un mortier spécial, mélange
de plâtre et de chanvre. Pourquoi le plâtre au lieu de la chaux? pour
que la prise soit rapide et complète! le chanvre apporte ici une
résistance mécanique intéressante pour procéder au calage.

Et voici une vue de la tablette posée :

Les enduits vont dès lors pouvoir continuer sur ce
mur!
la suite : ici...